Bonheur.

Septembre était un nouveau défi. Parce que je suis un peu tarée sur les bords, j’ai plaqué une vie pépère à la campagne dans laquelle je m’emmerdais royalement contre une vie bien remplie à Paris. « T’es quand même une grande cinglée de t’être barrée comme ça, toute seule à Paris. T’as pété un câble! » On peut dire que cette phrase balancée par une amie au détour d’un Facetime aura vraiment eu le mérite de me faire rire. Justement, j’aime bien les paris un peu fous, faire des trucs un peu barrés ça me connais, je pense que mes amies sont bien placées pour le savoir. Celui ci était mal parti, mais j’étais tellement détèr’ que rien n’aurait pu m’arrêter.

J’partais à l’inconnu total, nouveau logement, nouvelles têtes, nouveau lycée, j’passais de la campagne à la grande ville. Paris, je connaissais, c’était un peu ma villle d’adoption, déjà au temps où j’habitais encore en Normandie. J’y passais pas mal de temps parce que j’m’y sentais bien tout simplement. Le moins que l’on puisse dire c’est que j’y ai pas été de mains mortes avec le changement, mais j’en avais besoin de ce vent nouveau. Là où le pari aurait pu être risqué, il s’est avéré être le meilleur coup de poker de ma vie.

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J’ai pas du trouvé le défi assez épicé alors j’suis passée en cours par correspondance. Le bac en mode freestyle c’est un peu ma mission de l’année. « non mais Alison même en foutant rien tu l’auras ton bac, nous même on sait pas comment tu te démerdes mais tu t’en sors toujours! » Vous m’foutez la pression un peu les gars, mais on va espérer que vous aillez raison. I can do it! Au pire l’option HIDA me sauvera, on y croit.

Pour pimenter encore un peu la sauce j’ai décidé de travailler en parallèle. Autant faire d’une pierre de coup dans le changement. Premier entretien, première réponse positive. Le boulot de rêve tant niveau horaires que salaire. J’étais un peu la « hallelujaaaaah » après l’enchaînement de merdes que j’avais accumulé début septembre.

Paris c’est aussi des gens un peu trop cools. J’avais déjà des amies par ici, je rencontre de nouvelles personnes et bordel de merde ce que ça fait du bien de voir des gens différents. Parce que oui on aura beau dire les gens de la campagne et les gens de la ville c’est pas du touuuuuuuuut le même délire. Je ne stygmatise en rien, j’opère juste un constat.

Ça fait du bien d’avoir tout à côté, toujours pleins de choses à faire, à voir. Du bien d’être dans une ville où il me reste quasiment tout à découvrir et dieu sait que je vais mettre un moment à la fouiller de fond en comble. Du bien d’avoir une vie qui bouge et réellement. J’ai l’impression d’avancer, je me lance perpétuellement de nouveaux défis, je pars dans de nouveaux délires, je fonce tout simplement. Ça fait juste du bien d’avoir une vie dans laquelle j’me sens bien, dans laquelle je me reconnais, à mon image.

Au delà de ça, la meilleure des choses c’est qu’à l’heure actuelle j’ai autour de moi un environnement 100% positif, les compatriotes parisiens toujours prêts à me suivre dans mes nouvelles folies et les coupines restées en Normandie mais qui sont toujours là, vive les petits appels du soir! (Et les interventions de cricri! :rires:)

Alors ouais j’ai fait ce constat tout à l’heure, je crois que je touche le bonheur du bout des doigts. Et c’est étrange de dire ça. Parce que la notion de bonheur est vraiment pas quelque chose qui m’est familière. Aussi loin que je m’en souvienne, la dernière fois que j’ai été réellement heureuse j’devais avoir … 4-5 ans?

Alors oui je l’ai fait, j’ai réussi.

Je suis heureuse, enfin je crois.

(un peu d’luv, luv j’dis pas non)

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