Danse.

A l’heure où je m’apprête à écrire cet article, je viens encore de me perdre sur Youtube à regarder des filles parler de leur métier de danseuse, à l’Opéra de Paris notamment. Mais surtout l’interview d’Amélie sur mademoizelle. A travers cette jeune fille pleine de joie de vivre et tellement passionnée par ce qu’elle fait, quelques souvenirs me sont revenus en mémoire, et j’me suis dis, pourquoi pas les partager ici?
La danse m’aura suivi pendant 6 ans de ma vie, de mes 6 ans à mes 12 ans. A cette époque et encore à l’heure actuelle, ma passion c’était la musique, mon petit monde. Faire de la danse en parallèle était donc une suite logique. Je crois que je ne pourrais même pas vous dénombrer le temps, étant gamine, que j’ai passé dans ma petite chambre, à faire des spectacles solo en chantant/dansant sur du cloclo, france gall, lorie ou encore la star ac. (Début des années 2000, toi aussi tu connais ça!) J’me sentais bien dans mon p’tit univers, mon petit cocon, déjà un moyen de m’évader à l’époque où je n’étais encore que haute comme trois pommes.

A mes 6 ans je me suis lancée dans la danse moderne. Dans ma ville, à cette époque, le classique n’existait que pour les petits de moins de 5 ans. Je crois que le regret de ne pas avoir pu tenter la danse classique restera toujours dans un coin de ma tête, aussi inaccessible que celui puisse être à l’heure actuelle. La danse c’était mon petit moment du jeudi soir, le moment d’évasion, l’expression du corps sans utiliser aucun mot. J’avais une prof absolument adorable à l’époque, A’, celle qui m’a suivi pendant toutes ces années d’ailleurs. Ces années que j’ai apprécié, réellement, mais peut-être pas autant que je ne l’aurai voulu. Il y a quelques temps je suis retombée sur des photos de cette époque. Les événements de la vie, à ce moment précis, ont fait que je ne supportais plus mon corps ni le regard que les autres pouvait apposer sur moi. La timidité prenait de plus en plus d’ampleur, le mal être aussi et j’avais en parallèle un besoin immense de m’exprimer. J’ai alors continué malgré tout.

Cette timidité m’a empêché de voler vers d’autres horizons. Dans cette même « maison » où j’ai évolué de nombreuses années, plusieurs profs de danse travaillaient plus ou moins en collaboration. Une en particulier attirait beaucoup l’attention : C’. Une danseuse hors pair qui du haut de ses 40 ans était passée par le royal ballet de Londres. Elle savait nous bluffer à chaque gala de fin d’année. Hélas, ses cours ultra complet, ma timidité et mon  manque de confiance en moi de l’époque m’ont empêcher de poursuivre. J’aurai aimé continuer la danse avec elle, je ne l’ai pas fait, bouffé par ces fantômes que je n’ai pas su dompter, aujourd’hui je le regrette mais le temps s’est envolé.

Ironie du sors, ou le destin qui a choisi de me tendre une perche, j’ai quelques années après, travaillé dans un salon de coiffure dans un tout autre département. Quelle ne fut pas ma surprise de voir venir au salon cette prof de danse dont j’avais passé tant de temps à admirer la travail. Cette dame à qui je faisais chaque mois sa couleur,  qui repartait toujours en me faisant un grand sourire lorsqu’elle déposait un pourboire dans ma petite boîte, d’une gentillesse inouïe, avec son petit accent british trop mignon, mais à qui je n’ai jamais avoué, admirer secrètement le travail.

3 thoughts on “Danse.

  1. Ton article me parle tellement… J’avais aussi visionné l’interview d’Amélie, qui est super pétillante et passionnée 🙂 De manière générale j’aime bien suivre le parcours des danseurs/danseuses de l’Opéra ( et autres grandes écoles), cet endroit me fait rêver ! Comme toi j’ai fait de la danse (du classique ainsi que du modern jazz, entre autres), j’adorais les cours de classique (j’avais tellement rêvé devant l’âge heureux !), mais hélas pas du tout mon professeur et l’ambiance qu’il y avait lors des leçons, avec le recul, je me dis que j’aurais du continuer ailleurs, malheureusement à l’époque je n’ai pas osé demander. Je pense pourtant que danser est un excellent moyen de battre sa timidité, mais c’est en dehors que ça se complique. Reste les cours pour adulte, ça n’aide pas à rattraper le temps perdu, mais ça peut être une solution pour ne pas nourrir de regrets supplémentaires.Bonne soirée 🙂

    1. C’est un endroit qui me fait rêver aussi malheureusement ça fait partit de ces rêves un peu irréalisables qu’on garde dans un coin de notre tête. Certes mais je ne me sentais plus à ma place dans ce genre de cours, mais il est clair que je finirai sans doute par reprendre car c’est une discipline qui me manque. Merci pour ton joli commentaire 🙂

      1. C’est tout à fait ça.
        Je crois que de toute façon,la danse, une fois qu’on l’a approchée, c’est dur de l’ôter de son coeur. Oui, je comprends, je ne me sentirais pas non plus très à l’aise dans ce genre de cours. Je te le souhaite, puis l’avantage c’est qu’il y a tout plein de style de danses 😉
        Y a pas d’quoi 🙂

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