Plénitude.

 

C’était une journée de Juin, une journée au milieu d’autres, ni plus ni moins. Elle était là posée, une clope à la main, la fumée qui laisse voguer les vagabondages de l’âme. Une story Instagram qui renvoie vers une vidéo Youtube, le sujet développement personnel qui l’intéressait par excellence. Allons, ni une ni deux, regarder ce que cela donne. Elle commence à visionner, le temps s’emporte, dehors, il commence à tonner. Le temps passe puis la pluie vient se mêler à la fête. Des trombes d’eau se mettent à tomber. Le ciel nous montre son mécontentement, finalement. Elle se pose sur le balcon, le genre de bruits qu’elle aimait tant, l’orage, les grondements de l’au-delà, le clapotis de la pluie sur le sol, cet enchevêtrement d’éléments naturels qui se mêlent.

Elle continuait d’écouter cette vidéo, vivre dans la peur ou dans l’amour, la question qu’il faudrait toujours se poser. Propos hypers intéressants et très proches de sa vision de la vie. Un léger vent se déposait sur elle, quelques gouttes venaient ricocher sur ses bras. L’adéquation des événements dans l’instant lui donna soudainement une envie d’arroser les coquelicots comme elle aimait l’appeler poétiquement, les gens appèleront ça communément pleurer. Pleurer non pas de tristesse, non, pleurer parce que la plénitude de l’instant. La vie est belle quand on se donne la peine d’absorber tout les petits détails qu’elle nous envoie. Parce qu’il y a parfois des instants empli de zénitude comme celui-ci. Trop peu nombreux encore, assez pour qu’il faille le souligner. Le ciel s’opposait une lutte entre deux mondes, un gris puissant d’un côté, un bleu persant de l’autre, parsemé de nuages.

Elle finit d’écrire et le soleil envahit le temps un court instant.

Ecrire un message, relever les yeux, regarder là-haut la beauté du monde. Lever les yeux et tomber sur un arc en ciel comme un joli clin d’oeil au moment. Les baisser un court instant, avant de relever le regard pour s’apercevoir que l’arc en ciel avait grandit.

Sourire.

Quelques instants plus tard il avait filé, filé comme le temps pour laisser place à d’autres instants. Elle a eu envie d’écrire. revenir par ici, finalement,

c’est peut-être maintenant le bon moment?

 

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